Mardi 20 octobre 2009


Toujours d'après Paul Fournel, sous la contrainte du prisonnier libéré.


Le tut-tut à pédale ou la page d’Eole à la baguette.

Quelque houle fait que la pédale glapit: la houle plaquée ou la houle fidèle à l’objet défigé. La houle plaquée file tout de go, fille du Haut; la houle de l’objet, elle, déduit du pédalage. Itaque: hâte pédalée = belle houle galopée.

La houle galaktique pique le bide. Je pèle, je gèle, paquet pathétique de la guibole? J’appelle du doigt l’épaule bâtie à la Lego du pote Guy et je tâte, poli du pied, Guy à la tête du peloton. Ou plutôt, je double Guy qui, à la queue du duo, bafouille „Faut qu’t’y go!“, et je dépote, tout à la pédale.
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Samedi 17 octobre 2009


D'après ce texte souche, toujours, extrait de Besoin de vélo de Paul Fournel (Seuil, 2001)




Caviardage

Le vélo est  du vent.
Deux sortes de vents

objectif et le vent

Le monde et le cycliste tout seul

Son rapide, plus le vent

Le monde est de face

Contre lui, je ne connais pas la solidarité

 grand nord dans la pipe, rien aux épaules

Vous derrière ça passe

Plus il s’écarte au charbon à tour.

Paul, Besoin, il, 00.




Courrier silencieux (à caractère homonymique)

La draisienne est le lycée du zef.

Un quidam dénombre un peu moins de trois genres de zefs à vélo : le zef impartial et le zef qui dépend du reste. Celui qui arrive en tête est façonné par des robots de notre planète et celui qui suit est construit par un homme à draisienne solitaire. Sa plus belle construction, si on veut, parce qu’en augmentant sa vitesse, l’homme à draisienne fait davantage de zef.

Le zef de notre planète est reconnaissable à ce qu’il arrive de devant. Pour lutter, moi-même serais en mal de citer autre chose que la camaraderie et l’entraide. En dehors de la nuit, quand le lecteur se décide pour un zef fort du septentrion confortablement assis dans la selle, quoi de mieux qu’un ami costaud ? Le lecteur se recroqueville dans son dos et se refuse à agir durant un certain temps. Pour être exact, le lecteur patiente jusqu’à ce que l’ami se mette de côté pour le laisser passer.

Paul FOURNEL, Nécessité de la draisienne, Seuil, 2001.





La boîte à outils de Paul Fournel

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Vendredi 16 octobre 2009

Texte de départ (proposé par Zazie):

Le vélo est l’école du vent.
On compte deux sortes de vents cyclistes : le vent objectif et le vent relatif. Le premier est celui que fabrique la mécanique du monde et le second est l’œuvre du cycliste tout seul. Son chef-d’œuvre, pourrait-on dire, car plus il est rapide, plus le cycliste fabrique du vent.

Le vent du monde est celui qui nous vient de face. Contre lui, je ne connais pas d’autre remède que l’amitié et la solidarité. Le jour où vous prenez un grand vent du nord bien installé dans la pipe, rien ne vaut un camarade aux larges épaules. Vous vous faites petit derrière lui et vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous attendez qu’il s’écarte pour vous céder le relais et aller au charbon à votre tour.

Paul FOURNEL, Besoin de vélo, Seuil, 2001.

 



 




Le mot-à-mot du germaniste traducteur amateur


(traduction de retour au français à partir d’une traduction sommaire du texte souche vers l’allemand)


La bicyclette est la vent-école. On compte deux espèces de cyclistes-vent : le but vent et le relatif vent. Le premier est le, qui la monde-mécanique fabrique, et le deuxième est seul l’œuvre du conducteur. Son maître-œuvre, ainsi à dire, car plus rapide il est, plus du vent fabrique le conducteur. Le monde-vent est le, qui de devant vient. Contre lui, sais-je aucun mieux moyen que de l’amitié et solidarité. Le jour, à celui vous un fort, dans la pipe droit bien installé nord-vent prenez, donne cela rien au-dessus d’un compagnon avec des larges épaules. Vous faîtes vous-même derrière lui petit et attendez, jusqu’à cela fini est. Plus précisément dit, vous attendez, jusqu’à il bifurque, pour à vous la conduite transmet, afin que vous maintenant votre tour êtes et au charbon allez.


Paul Fournel, Bicyclette-Equipement, Pas de la porte, 2001


 

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Vendredi 16 octobre 2009

Texte de départ (proposé par Zazie):

Le vélo est l’école du vent.
On compte deux sortes de vents cyclistes : le vent objectif et le vent relatif. Le premier est celui que fabrique la mécanique du monde et le second est l’œuvre du cycliste tout seul. Son chef-d’œuvre, pourrait-on dire, car plus il est rapide, plus le cycliste fabrique du vent.

Le vent du monde est celui qui nous vient de face. Contre lui, je ne connais pas d’autre remède que l’amitié et la solidarité. Le jour où vous prenez un grand vent du nord bien installé dans la pipe, rien ne vaut un camarade aux larges épaules. Vous vous faites petit derrière lui et vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous attendez qu’il s’écarte pour vous céder le relais et aller au charbon à votre tour.

Paul FOURNEL, Besoin de vélo, Seuil, 2001.

 

 


 
poème d’avions

 

(un vers par phrase du texte de départ, constitué à chaque fois de lettres de la phrase correspondante, dans leur ordre d’apparition originel)

 

Le vole dent          

Ceux sont ces : lent objet élève rat

Lire tel une dune ou veule osé

On couvre pâtre cul raide, pâle bique duvet

Le vendu modeste luit

Corps autre mais oie

Joie niée, va carpe

Vite

Plus vite.

 

Pal Biné, Seul, 2001

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Vendredi 16 octobre 2009

Texte de départ (proposé par Zazie):

Le vélo est l’école du vent.
On compte deux sortes de vents cyclistes : le vent objectif et le vent relatif. Le premier est celui que fabrique la mécanique du monde et le second est l’œuvre du cycliste tout seul. Son chef-d’œuvre, pourrait-on dire, car plus il est rapide, plus le cycliste fabrique du vent.

Le vent du monde est celui qui nous vient de face. Contre lui, je ne connais pas d’autre remède que l’amitié et la solidarité. Le jour où vous prenez un grand vent du nord bien installé dans la pipe, rien ne vaut un camarade aux larges épaules. Vous vous faites petit derrière lui et vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous attendez qu’il s’écarte pour vous céder le relais et aller au charbon à votre tour.

Paul FOURNEL, Besoin de vélo, Seuil, 2001.

 



 Transduction du voleur


 

Le vol est l’école de la vie. On compte deux sortes de gredins : le voleur objectif et le voleur relatif. Le premier est celui que fabrique le vol à la tire et le second est l’œuvre du gredin tout seul. Son chef-d’œuvre, pourrait-on dire, car plus il est rapide, plus le gredin fabrique du vol. Le larcin de sa vie est celui qu’il commet de jour. Contre lui, je ne connais pas d’autre remède que la feinte et la fuite. Le jour où vous prenez un grand gredin du nord bien installé dans son métier, rien ne vaut des jambes à la foulée rapide. Vous vous faîtes petit derrière lui et vous attendez que ca passe. Plus précisément, vous attendez qu’il s’écarte pour vous serrer la Rolex et partez en courant avant que ce soit votre tour.

Par La silure - Publié dans : Fournelienne
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